historique
 
Mes recherches comportent pour l'essentiel deux axes, qui sont le prolongement de mes deux thèses.
-    Linguistique de l'oral.
-    Traitements automatiques du langage, et plus particulièrement dialogue langagier homme-machine.
 
1.    Thèse de 3ème cycle
Le premier est issu de ma thèse de 3ème cycle. Il s'agissait d'enregistrer des conversations dans des cafés parisiens, à l'insu des locuteurs, de les transcrire, puis de les analyser. L'oral en question est abordé d'un point de vue syntactico-énonciatif, en fonction des structurations cognitives qui sont mises en œuvre lorsque les énoncés sont conçus et perçus dans le fil de leur énonciation, c'est-à-dire lorsque la rature n'existe pas et que différentes formes de suppléments de message s'y substituent. Ce travail s'intéresse non seulement aux phénomènes de surface, qui peuvent se décrire en termes de "ratés" ou de "grammaire des fautes", mais également aux modes de structuration syntaxiques et discursives propres aux énoncés oraux. Il s’agissait d’une première ébauche de ce que l’on appelle aujourd’hui une grammaire de corpus, à savoir une description fondée de manière ascendante sur des données.
 
2.    Thèse d’Etat
Pour la thèse d'état, j'ai pu, grâce à un détachement de deux ans au CNRS, réaliser un volumineux corpus de dialogues homme-machine suivant la méthode dite "du magicien d'Oz", c'est-à-dire avec machine simulée : les correspondants d'un centre de renseignements de la SNCF croient dialoguer avec un ordinateur, alors que celui-ci est remplacé par un opérateur muni d'un fixateur de fréquence vocale, ce qui permet d'avoir une idée du langage et du comportement dialogique spontanément adopté par les locuteurs placés en situation de communication homme-machine. Le but du travail est ensuite de tenter autant que possible de substituer, avec entrée au clavier, un système de dialogue à l'opératrice qui simule la machine, c'est-à-dire d'utiliser des techniques d'intelligence artificielle pour programmer un système effectif. Ce travail comporte donc à la fois un aspect linguistique, par l'étude du comportement langagier induit par la machine, et un aspect informatique, par la modélisation du dialogue et le développement d'un système.
 
3.    Problématique
Dans un cas comme dans l'autre, la problématique reste la même : partir de l'attesté, quel que soit son rapport aux normes. Il s’agit d’étudier la langue telle qu’elle est, non telle qu’elle devrait être, et de considérer les faits observés comme des données, dont les modélisations doivent exclusivement et totalement rendre compte. L’expérience modifiant toujours l’objet, cela induit souvent un certain nombre d’artifices, qui supposent des aller-retour permanents entre modélisations et données.
 
 
4.	Principales publications
- corpus de conversations de cafés (accessible également sur le site ASILA : http://www.loria.fr/projets/asila/corpus.html) :
 corpus de conversations de café
- livre dérivé de la thèse d’Etat
  Le dialogue verbal homme-machine, étude de cas (pdf), Masson (198 pages), ISBN 2-225-84718-5, 1995

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