code graphique
 
1.    De quoi s’agit-il ?
L’expérience de plus de dix années de cours sur les rapports code oral/code écrit m’ont amené à prendre en charge l’ensemble des chapitres consacrés pour le français à la “matière graphique” dans le cadre européen de référence. Actuellement les niveaux A1 et B2 sont achevés (et publiés chez Didier), et les niveaux A2 et B1 sont en cours. Il s’agit de recherche en ce sens où il faut parvenir à penser de façon “neutre” les problèmes que posent le système graphique pour un apprenant étranger. On a ainsi abouti à des échelles lexicales qui renvoient à certains égards aux échelles Dubois-Buyse, à une description phonographique inspirée de N. Catach, et à une représentation des verbes par bases, inspirée de Pinchon & Couté.
 
Il est clair néanmoins qu’on se situe pleinement dans le mouvement de normalisation actuel (cf TEI ci-dessus) et que, sinon côté recherches, du moins côté applications, on s’oriente sans ambiguïté dans une logique classificatoire du type “code barre”. Cela dit, l’évolution est vraisemblablement positive, même s’il apparaît inéluctable que la pureté des intentions de certaines applications pédagogiques puisse être mise en doute (il va de soi que l’ensemble des méthodes actuelles allient efficacité des résultats, excellence des élèves et bonté des enseignants...).
 
2.    Les niveaux de référence pour le français langue maternelle
Il serait intéressant que, sur ce même principe, soient développés des niveaux de référence relatifs à la maîtrise français langue maternelle (ou “français langue de l’école” si on préfère), à partir d’une échelle sans doute étendue (A1/A2/A3 - B1/B2/B3 - C1/C2/C3). A n’en pas douter, il en découlerait des batteries de tests qui, à l’instar du TOEIC pour les écoles d’ingénieurs, induiraient des réactions contrastées. Mais il pourrait également en découler une pédagogie nouvelle, dans laquelle l’unité “classe” soit bousculée, et qui fasse régresser la langue de bois, dont seuls peuvent profiter les enfants des milieux initiés, et qui permette, à l’intérieur de l’école comme au dehors d’avoir des références communes et un langage dépourvu d’ambiguïté.
 
3.    Une autre pédagogie de l’orthographe
Parallèlement, il est intéressant de se pencher sur la possibilité de faire émerger une pédagogie de l’orthographe différente, fondamentalement phonographique, c’est-à-dire fondée sur les difficultés réelles que rencontrent les apprenants, et qui réserve les explications “grammaticales” à ceux qui en maîtrisent l’abstraction. Il est clair que ce genre de démarche ne présente d’intérêt que si elle est reprise en écho par un réseau d’enseignants et/ou d’universitaires qui mettent en commun leurs innovations, les confrontent, les évaluent... à l’image de ce qui s’est fait en mathématiques avec les IREM, alors que le WEB n’existait pas.
 
On trouvera les indications nécessaires ci-dessous (“pédagogie de l’orthographe”). La pédagogie a été conçue avec J.C. Beacco, et la méthode a été expérimentée et testée avec F. Viriat. Des fiches de travail et des méthodes d’évaluation pourront être envoyés sur demande.
 
 
4.	Références
- publications relatives aux codes graphiques
 Un modèle élémentaire pour une nouvelle catégorie de signes : les smileys, O. Ghuzel & D. Luzzati, Studies in constrative linguistics, Publications de l’université de St Jacques de Compostelle, 2004, p. 171-183
 Acquisition et étude d’un corpus FLE ; vers une analyse automatique des erreurs, J. Lehuen, T. Lemeunier & D. Luzzati, In: Quatrième colloque des Usages des Nouvelles Technologies dans l'Enseignement des Langues Etrangères (UNTELE'2002), mars 2002, UTC
 Quelques pratiques langagières dans MEPA, un dispositif de simulation globale en ligne pour la pratique des langues étrangères, D. Luzzati, J. Lehuen, S. Kitliska, in La langue du cyberespace : de la diversité aux normes (J. Gerbault éd), L’Harmattan, décembre 2007, pp. 239-251.
- cadre européen des langues
	•	Niveau B2 pour le français, un référentiel, chap 8 : “matière graphique”, p. 289-326, Beacco J.C, Porquier R., Bouquet S (ed.), Didier, 2004, ISBN 2278055763
	•	Niveau A1 pour le français, un référentiel, chap 8 : “matière graphique”, p. 139-155, Beacco J.C, Porquier  R. (ed.), Didier, 2007, ISBN 978-2-278-05642-5
 Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer (CECR)
 CECR Eduscol
 CECR Synopsis
 doc de référence (pdf)
- enseignement du code graphique
 problématique
 code phonographique intuitif
 structure des fiches
	•	fiches
 fiche élèves et-est.doc
 fiches disponibles (fichier attaché sur demande) : a/à... ; son/sont... ; ou/où... ; ce/se... , ces/ses... ; verbes en i ; verbes en u ; verbes en é
	•	évaluation de la méthode
 protocoles des tests
 résultats et analyses sur 4 classes de 6ème (2 par la méthode phonographique, 2 par la méthode “classique”) disponibles sur demande
 
 fichier attaché      page WEB      diaporama      sur demandecode graphique_files/smiley%20ghuzel%20luzzati.doccode graphique_files/untele%20LLL.doccode graphique_files/article%20CMT%20luzzati.dochttp://www.coe.int/t/dg4/linguistic/CADRE_FR.asphttp://eduscol.education.fr/D0067/cecrl.htmhttp://www2.ac-toulouse.fr/anglais/c_europe.htmhttp://www.coe.int/t/dg4/linguistic/Source/Framework_FR.pdfA9B04C0D-7DFE-43C7-BA9F-E26C8693CDE5.htmlcode%20phograph.htmlstruct%20fiches.htmlcode graphique_files/fiche%20eleves%20et%20est.docmailto:daniel.luzzati@univ-lemans.fr?subject=fiches%20orthographecode graphique_files/protocole%20tests.docmailto:daniel.luzzati@univ-lemans.fe?subject=evaluation%20tests%20orthshapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1shapeimage_2_link_2shapeimage_2_link_3shapeimage_2_link_4shapeimage_2_link_5shapeimage_2_link_6shapeimage_2_link_7shapeimage_2_link_8shapeimage_2_link_9shapeimage_2_link_10shapeimage_2_link_11shapeimage_2_link_12shapeimage_2_link_13