description de l’oral M1/M2
 
1.    Le français
Avec le français de France tout particulièrement, la relation avec la pratique parlée de la langue est viciée par un filtre idéologique qui empêche de prendre conscience des réalités de l’oral et d’en tirer les conséquences pédagogiques qui devraient s’imposer. Bref, on continue d’enseigner une langue qui, sur bien des points, diverge de celle qu’on parle, y compris lorsqu’on l’enseigne.
 
2.    Transcrire
Transcrire tout d’abord est une opération apparemment simple, qui dans les faits ne l’est pas du tout :
- dans son concept même : l’opération n’est concevable que depuis 40 ans avec l’invention du magnétophone ; quand et comment a-t-on le droit d’enregistrer quelqu’un ?
- avec la prise de son : qui enregistrer, un proche, un inconnu ? enregistrer un dialogue ou un discours ? mettre 1 ou 2 micros ? apparents ou cachés ? utiliser également une caméra ?
- la transcription : transcrire en API ou de façon orthographique ? comment noter la prosodie ?  que faire de la parole superposée ? annoter les passages incertains ? utiliser des codages complexes, dont la simple lecture réclame un long apprentissage ?
- pour aboutir à une représentation : à qui est-elle destinée ? chaque commentaire peut-il se passer d’une transcription adaptée ? toute interprétation ne passe-t-elle pas par une représentation spécifique ?
 
L’effet d’un tel travail est toujours de modifier le regard porté sur le langage : toute immixtion dans la “parole” et la “performance” modifie la perception de la “langue et de la “compétence”. D’une part, les étudiants développent une nouvelle écoute de l’oral et perçoivent une foule de phénomènes qui leurs demeuraient auparavant opaques. D’autre part, la prise en compte de ces phénomène suppose une mise en question de sa relation avec la description du langage.
 
3.    Présupposé théorique
Les théories formelles (grammaires syntagmatiques, grammaires de cas...) prennent toujours la langue comme un objet (statique), et non comme un processus (dynamique). A l’inverse, une théorie comme celle des Actes de Langage (Austin, Searle... dans la biblio), considère certes le langage comme un processus, mais ignore sa grammaire. Un énoncé oral, en l’occurrence un énoncé conçu et perçu dans le fil de son énonciation, apparaît ainsi non comme un résultat, mais comme une opération, dont la morphosyntaxe réclame une interprétation qui intègre sa dynamicité, qui se manifeste par le simple fait que toute “erreur”, au lieu de se traduire par une rature, se transforme en prolongement du message.
 
Plusieurs théories peuvent être envisagées, qui sont fondées sur des concepts originaux et qui aboutissent à des représentations divergentes. On s’intéressera notamment à la théorie des grilles (C. Blanche Benveniste) et à celle du fenêtrage syntaxique (D. Luzzati) que l’on trouvera représentée dans la doc de cours.
 
 
4.	Documents associés
 doc de cours 
 références bibliographiques
 références WEB
 En guise d’avant propos

 fichier attaché      page WEB      diaporama      sur demandedescription de l'oral_files/doc%20oral.doc7B198884-158A-4DAC-BC3B-29723A99C837.html3485DA66-C217-44F8-BF82-C9DD68B354F0.htmlavant%20propos.htmlshapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1shapeimage_2_link_2shapeimage_2_link_3